Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /Déc /2008 18:46
....et le second billet sur la gourmandise:

Impossible, c'est biologiquement impossible. Les touffes de cheveux qu'elle récupère par paquet ne peuvent pas venir de sa tête.

Elle se souvient d'avoir lu quelque part qu'on perdait en moyenne 50 cheveux par jour. Ça l'avait marqué parce qu'elle s'était demandée pourquoi une équipe de chercheur s'est investie pendant un an à compter un à un les cheveux récupérés sur ses cobayes pour pouvoir donner à l'humanité une information aussi futile que le nombre de cheveux perdus en moyenne par jour et par individu. Pas besoin d'être diplômée d'Harvard pour comprendre que quand on ramasse à pleine main assez de cheveux pour faire une perruque à la poupée Barbie de sa fille (ou de son fils, tout est possible) c'est qu'il y a un problème.


Sauf qu'elle ne peut pas perdre ses cheveux. Elle est une femme et encore assez jeune pour que ses hormones ne se dérèglent pas de cette manière. Ou alors elle est bonne pour trouver un boulot dans un cirque.

La calvitie c'est la croix que doivent porter les hommes pour sécréter de la testostérone en abondance.


Surtout qu' avec tout ce qu'elle mange, elle devrait avoir le cheveu soyeux et brillant; elle n'est pas spécialiste en nutrition mais en toute logique si elle mange de tout et en quantité, elle devrait avoir son quota d'acide aminé et de vitamines B et PP indispensable pour la bonne qualité du cheveu.(c'est écrit au dos de son shampoing).


Alors comme à chaque fois qu'il lui arrive quelque chose qu'elle ne comprend pas, elle se tourne vers Internet pour trouver une explication. Et le verdict est sans appel. Une alimentation trop grasse inverse la tendance de sa production hormonale au profit d'hormones androgynes qui agissent comme de la testostérone et implique donc chez la femme la possibilité de la perte des cheveux.


Pizza quatre fromages, pâtes à la carbonara, salade paysanne (avec la sauce à part pour la manger avec du pain) Pringles aux oignons et porto blanc auront eu raison de sa silhouette, de sa peau de bébé et maintenant de ses cheveux.

Jusqu'ici elle avait pu compenser par trois mois de régime par an et beaucoup de fond de teint mais elle ne peut pas lutter contre ses hormones.

Elle avait déjà intégré qu'une fois veille et fatiguée de faire des régimes elle prendrait petit à petit des rondeurs mais elle ne s'était pas imaginée chauve avec de la moustache en plus. Finalement même le cirque ne voudra pas d'elle.

 


Elle n'a plus vraiment le choix, ou elle arrête de manger n'importe quoi ou elle envisage des implants capillaires. C'est le pire coup dur qui lui soit jamais arrivée dans sa vie, bien pire que le jour où son premier amour est parti avec une fille plus moche et plus bête et qu'il affirmait néanmoins à son entourage qu'il était enfin heureux.

La gourmandise ce n'est pas juste un petit excès de temps en temps, c'est sa façon de vivre. Son seul réconfort face à la cruauté du monde.


Elle s'abandonna à un long et déchirant moment de désespoir qu'elle consola avec un cookie aux pépites de chocolat émietté dans un peu de glace à la vanille et beaucoup de chantilly, histoire de remettre de l'ordre dans son esprit et de se dire que la perte de cheveux peut aussi bien être du au stress. En attendant de tirer cette histoire au clair, elle se jura de faire attention et de ne plus mettre que du coca light dans son whisky.

Par sadako - Publié dans : écrits du fond du puits
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Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /Déc /2008 18:40
Voici donc le premier billet, sur l'avarice:


Inès ne sait rien faire dans la demi-mesure. La constance est un concept qui l'ennui et la dépasse complètement. Avec tout et plus particulièrement avec l'argent.

 


Elle sait bien qu'il y a un paradoxe entre acheter une plante exotique à 75€ les boutures, (directement importée de Thaïlande dans le seul et unique but de décorer son hall d'entrée tout en sachant pertinemment que la plante ne durera pas plus de deux jours sans voir la lumière du soleil), et récupérer consciencieusement après chaque journée de travail du sucre en morceau posé dans une jolie corbeille en osier à côté de la machine à café pour son thé du matin plutôt que d'en acheter comme les gens "normaux" au supermarché du coin.

 


Elle préfère se dire que les autres voient les choses différemment. Tout est une question de logique et la sienne est simple: la plante n'était pas en libre service alors que le sucre oui.

 

Néanmoins, Inès sait que sa proportion exagérée à ne pas se servir de sa carte bleue quand elle peut faire autrement peut paraître bizarre. Surtout quand elle a elle-même insistée lourdement pour que ses amis viennent dîner à la maison le soir même mais qu'elle n'a pas la moindre intention de faire les courses pour eux.


En fait elle a une idée derrière la tête. Depuis qu'Ikea vend ses bougies par lot de 100 et que son supermarché a fait une promotion immense sur les boites de conserve elle a du stock à écouler.

 


Ce soir elle fera un dîner sur le thème de l'Inde, du végétarisme et de l'immense importance de revenir aux aliments les plus simples. Elle leur présentera des épinards, des lentilles, des pommes de terre et du riz, le tout saupoudré de curry et servi dans des plats noirs très design histoire de montrer qu'elle s'est donnée du mal et du thé Earl Grey classique dans lequel elle rajoutera un clou de girofle pour le faire passer pour autre chose. A la place du traditionnel Nan, elle prendra des tranches de pain de mie périmé depuis hier, qu'elle étalera au rouleau et coupera en rond pour les passer au four avec de l'ail. Le tout dans l'ambiance tamisée des bougies et de l'encens bon marché, acheté depuis longtemps sur un coup de tête et qui prenait la poussière.


Avec un peu de chance, les invités apporteront de quoi boire (vraiment) et la soirée se prolongera dans une fabuleuse conversation très évasive sur les valeurs de l'hindouisme, vite apprises sur Wikipedia et vite recrachées.

 


Elle sera la seule à savourer l'incroyable mise en scène de ce repas, imaginé à l'origine pour quatre boites de conserve en trop et de repenser à cette phrase de marcel Ayme qui l'a bien fait rire le jour où elle l'a lue: "de tous les péchés, l'avarice est le plus  avantageux"

Par sadako - Publié dans : écrits du fond du puits
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Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /Déc /2008 18:00
D'habitude quand on participe à un concours et qu'on ne le gagne pas, on s'abstient d'en parler.  Surtout quand il s'agit d'un concours d'écriture et qu'il y a peu de participantes.

Moi moi je m'en tape, je ferai juste pas de pub pour le site qui organisait le concours... nan c'est nul, c'était sur : pasdesanges.fr et il fallait écrire la suite du billet de son choix, (je vous laisse lire le principe du concours sur le site en question)

J'ai écrit deux suites d'histoire, une sur l'avarice et l'autre sur la gourmandise.
Je vous poste ça dans deux secondes  
Par sadako
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Lundi 1 décembre 2008 1 01 /12 /Déc /2008 12:36

c'est trop nul les protocoles d'inscription aux sites participatifs.

 

Comme j'ai du mal parfois, à cause de mes petits doigts un peu esquintés à forçe de vouloir sortir de mon puits et que je ne sais pas comment installer un code javascript ou html sur ce blog je vais faire comme ça:

 

L'article de validation

Si l’ajout du bouton sur votre blog est trop complexe, vous pouvez écrire un article sur votre blog qui contient le texte : « Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo sadako ».

 

Voila. Tout le monde le sait, j'ai inscrit mon blog sur paper blog.

 

Ouais je recherche la notoriété et des amies, et des commentaires comme "HU HU j'adooooore ton blog... je suis trop mrd quand je te lis, lol!!!

 

D'ailleurs si t'avais dans l'idée de me laisser un commentaire autre que celui mentionner ci dessus, tu peux t'abstenir.

 

Pourvu que ce soit pas si chiant sur hellocoton.

Par sadako - Publié dans : en direct du puits
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Dimanche 30 novembre 2008 7 30 /11 /Nov /2008 23:29

On est dimanche, y'a plus de tabac d'ouvert, et de toute façon j'ai plus d'argent et je ne peux pas sortir de mon puits!

 

alors je fume les mégots que je récupère dans mes cendriers ( béni soit ma paresse qui m'empêche de vider mon cendrier dans la poubelle... de toute façon je serai aller récupérer mes mégots dans la poubelle MEME si j'avais eu le courage de vider mes cendars)

 

Je trouve que dans les formulaires d'aide au logement ou ceux pour les réductions d'impôts, il devrait penser à la case: fumeur, dans la colonne charge.

 

Je considère que c'est plus moi qui décide de fumer, que c'est devenu naturel comme manger, dormir, respirer.

 

Faudrait faire une pétition pour ça...

Par sadako - Publié dans : en direct du puits
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